Épisode 01 · Projets

La cartographie, ce mur devant les PME industrielles

Avant d'installer quoi que ce soit dans une usine, il faut savoir ce qu'elle contient. Pour un grand groupe pharmaceutique, cet inventaire est obligatoire et déjà fait. Pour une PME, c'est souvent le moment où le projet s'arrête.

Anthony pose d'abord l'asymétrie. Dans les industries réglementées et les grands groupes, la cartographie des équipements n'est pas optionnelle. On n'y échappe pas. Les structures plus petites, elles, ne l'ont jamais faite.

Ce qui peut des fois tuer un projet, c'est justement quand on leur demande de le faire. Parce que ça, pour eux, c'est une usine à gaz. Ils n'ont pas eu ce réflexe de le faire avant.

Anthony Lubaki écouter à 58:54

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Ne cartographier que ce que l'outil touche

Sa parade est simple, et c'est l'enseignement le plus réutilisable de tout l'épisode.

On ne peut pas forcément leur demander de cartographier leurs 200 équipements dans l'usine. Non, ce qu'on va demander à ces industriels-là, c'est de cartographier uniquement ce que l'IA va toucher.

Anthony Lubaki écouter à 59:04

Donc le périmètre de l'inventaire est dérivé du cas d'usage, pas l'inverse. On part de ce que l'outil fera, on en déduit les équipements et les données concernés, et on s'arrête là. L'exercice redevient fini. Donc finançable.

Un prérequis, pas une formalité

Il décrit ensuite sa pratique chez Balkira. Un point, un audit, l'examen de l'usage visé, puis la cartographie faite ensemble. Et la raison qu'il donne est défensive.

Pour être sûr que le projet arrive à terme, et qu'on n'ait pas un projet qui finit par mourir parce qu'on n'a pas fait au préalable ce qui était des prérequis pour ce genre de projet.

Anthony Lubaki écouter à 59:47

Dit autrement : la cartographie n'est pas une étape administrative qu'on repousse. C'est la condition pour que le reste existe. Les projets qui la sautent ne tombent pas en panne. Ils s'arrêtent.