Anthony pose d'abord l'asymétrie. Dans les industries réglementées et les grands groupes, la cartographie des équipements n'est pas optionnelle. On n'y échappe pas. Les structures plus petites, elles, ne l'ont jamais faite.
Ce qui peut des fois tuer un projet, c'est justement quand on leur demande de le faire. Parce que ça, pour eux, c'est une usine à gaz. Ils n'ont pas eu ce réflexe de le faire avant.
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Ne cartographier que ce que l'outil touche
Sa parade est simple, et c'est l'enseignement le plus réutilisable de tout l'épisode.
On ne peut pas forcément leur demander de cartographier leurs 200 équipements dans l'usine. Non, ce qu'on va demander à ces industriels-là, c'est de cartographier uniquement ce que l'IA va toucher.
Donc le périmètre de l'inventaire est dérivé du cas d'usage, pas l'inverse. On part de ce que l'outil fera, on en déduit les équipements et les données concernés, et on s'arrête là. L'exercice redevient fini. Donc finançable.
Un prérequis, pas une formalité
Il décrit ensuite sa pratique chez Balkira. Un point, un audit, l'examen de l'usage visé, puis la cartographie faite ensemble. Et la raison qu'il donne est défensive.
Pour être sûr que le projet arrive à terme, et qu'on n'ait pas un projet qui finit par mourir parce qu'on n'a pas fait au préalable ce qui était des prérequis pour ce genre de projet.
Dit autrement : la cartographie n'est pas une étape administrative qu'on repousse. C'est la condition pour que le reste existe. Les projets qui la sautent ne tombent pas en panne. Ils s'arrêtent.