Sa réponse est nette. Un métier qui évolue. Et il l'appuie sur un précédent que personne n'a jamais contesté.
Aujourd'hui, les opérateurs sont bien contents d'être passés du diagnostic manuel au capteur. Finalement, le capteur remplace le diagnostic manuel que pouvaient faire les opérateurs. Je pense qu'on va vers cette évolution avec l'IA aujourd'hui.
La vidéo de cet épisode n'est pas encore publiée. Écouter le passage en attendant.
On demande des comptes à l'outil
Il déplace alors la question, et c'est l'observation la plus fine du passage. Si l'IA inquiète là où le capteur n'a jamais inquiété, c'est pas à cause de ce qu'elle remplace.
Le problème que je vois, c'est qu'aujourd'hui on demande à l'IA de rendre des comptes, contrairement aux autres systèmes qui ont été mis en place avant, où on n'en demandait pas forcément. C'est ça, pour moi, le point à souligner.
Un capteur de température n'a jamais eu à justifier sa mesure. On l'étalonne une fois par an, on lui fait confiance. L'IA, elle, doit expliquer. Et cette exigence nouvelle se lit parfois comme une défiance, alors qu'elle dit surtout qu'on lui confie des décisions d'une autre nature.
L'opérateur reste le décideur
L'IA va apporter des réponses, va souffler des réponses à l'opérateur, qui lui sera quand même le seul décideur final pour une opération, pour une tâche.
Le verbe est bien choisi. L'outil souffle. Il ne tranche pas.
Et c'est la même ligne que celle tenue par Quentin vingt minutes plus loin sur la vérification humaine : l'humain reste dans la boucle ou à côté, jamais en dehors.